Sundar Pichai prend les rênes dAlphabet, la maison mère de Google – Le Monde

Sundar Pichai s’exprime depuis le Shoreline Amphitheatre, à Mountain View, en Californie le 7 mai.
Sundar Pichai s’exprime depuis le Shoreline Amphitheatre, à Mountain View, en Californie le 7 mai. JOSH EDELSON / AFP

Sundar Pichai, le directeur général de Google, va aussi prendre la tête de la maison mère Alphabet, a annoncé le groupe mardi 3 décembre. Il remplace Larry Page qui a cofondé le géant de l’internet il y a 21 ans avec Sergey Brin.

« Si l’entreprise était une personne, ce serait un jeune adulte de 21 ans et il serait temps de quitter le nid. Même si cela a été un immense privilège d’être profondément impliqués dans la gestion quotidienne de l’entreprise pendant si longtemps, nous pensons que le temps est venu d’assumer le rôle de fiers parents, offrant des conseils et de l’amour mais pas une surveillance quotidienne », écrivent Larry Page et Sergey Brin, dans un message publié sur le blog du groupe. Tous deux resteront néanmoins actionnaires et membres du conseil d’administration d’Alphabet.

Alphabet a été fondé en 2015 pour englober toutes les activités non centrales du groupe, des voitures autonomes de Waymo à la filiale Sidewalk Labs consacrée aux « villes intelligentes ».

Humilité et passion

Sundar Pichai, 47 ans, prend les rênes d’un colosse qui emploie plus de 100 000 personnes dans le monde, et se trouve aujourd’hui empêtré dans de nombreuses controverses liées à sa position dominante sur internet et dans les technologies en général.

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Né dans un milieu modeste à Chennai, en Inde, il a étudié à l’Indian Institute of Technology (IIT) de Kharagpur avant de partir aux Etats-Unis pour continuer ses études (notamment à l’université de Stanford) et lancer sa carrière.

« Sundar apporte de l’humilité et une grande passion pour la technologie à nos utilisateurs, à nos partenaires et à nos employés au quotidien. (…) Nous n’aurions pas pu trouver mieux pour mener Google et Alphabet vers l’avenir », ont déclaré Larry Page et Sergey Brin, déjà peu présents depuis plusieurs années.

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